TORONTO, ON – L’adoption du projet de loi 60 par le gouvernement Ford s’inscrit dans la voie dangereuse de la privatisation des soins de santé à l’échelle de la province, qui va encore éroder les soins aux patients, affirme la présidente provinciale de l’AIIO, Erin Ariss, IA.
« Les infirmières et les professionnels de la santé de toute la province constatent de visu que les soins de santé privés sont un échec total pour nos patients, nos résidents et nos clients. Nous le constatons clairement dans nos secteurs des soins de longue durée et des soins à domicile, et maintenant Ford fait dérailler nos soins hospitaliers publics. Les infirmières savent que les résultats des interventions chirurgicales pratiquées dans le secteur privé sont pires et que les coûts sont plus élevés, même si le premier ministre Ford aimerait faire croire le contraire aux Ontariens », souligne M. Ariss.
Les cliniques à but lucratif peuvent refuser de manière arbitraire de traiter des patients ayant des besoins complexes ou des pathologies préexistantes, en ne prenant en charge que les cas les plus faciles et les plus rentables. Ariss explique : « Cela signifie que pour les infirmières des hôpitaux publics, par exemple, la situation des patients est plus critique et la charge de travail est encore plus difficile à gérer. Les seuls gagnants de l’adoption de ce projet de loi sont les investisseurs, qui attendent avec impatience l’argent supplémentaire qui remplira leurs poches. »
Les cliniques à but lucratif n’auront d’autre choix que de faire appel au système public. « Nous avons déjà vu des cliniques chirurgicales et des agences de soins infirmiers à but lucratif payer le double des salaires offerts dans les hôpitaux publics. Cela fait sortir du système public du personnel épuisé et aggrave la crise de personnel à laquelle les hôpitaux publics sont déjà confrontés. »
Ce projet de loi affaiblit les qualifications requises pour être infirmière en Ontario. Le gouvernement a modifié la définition des soins infirmiers pour y inclure les personnes qui ne sont pas titulaires d’un permis délivré par l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario. « Accorder au gouvernement le pouvoir de contourner cette structure de délivrance de permis et de responsabilisation est sans précédent et aura des conséquences de grande portée. La réglementation des infirmières et des professionnels de la santé par nos ordres professionnels est une protection pour la sécurité des patients et la responsabilisation professionnelle et ne doit pas être outrepassée », conclut Ariss.
« Les problèmes de notre système ne peuvent pas être résolus par la privatisation, qui ne fera qu’aggraver les problèmes de personnel et réduire l’accès aux soins. Pour remettre notre système sur les rails, il faut financer correctement notre système de santé public, ouvrir des salles d’opération dans les hôpitaux publics avec des horaires prolongés et payer les infirmières et les travailleurs de la santé à un salaire équitable. »
L'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario est le syndicat qui représente 68,000 18,000 infirmières autorisées et professionnels de la santé ainsi que XNUMX XNUMX étudiants en soins infirmiers, qui fournissent des soins dans les hôpitaux, les soins de longue durée, la santé publique, la communauté, les cliniques et l'industrie.
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