LONDON, ON, 5 décembre 2025 – La présidente provinciale de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (AIO) et la présidente de l’unité de négociation ONA100 sont indignées par l’annonce du Centre des sciences de la santé de London selon laquelle le personnel de santé qui n’est pas membre de l’AIO perdra ses prestations illimitées en matière de santé mentale au cours de la nouvelle année.
« Alors qu’un arbitre a reconnu et ordonné des prestations illimitées en matière de santé mentale pour les infirmières et les professionnels de la santé de première ligne de l’Ontario qui sont membres de l’ONA, il est alarmant et, franchement, scandaleux que cet avantage soit retiré aux travailleurs hospitaliers représentés par d’autres syndicats, et ce avec si peu de préavis », déclare la présidente provinciale Erin Ariss, infirmière autorisée.
« La période des fêtes qui approche est souvent la plus difficile de l’année pour beaucoup, et la perspective de perdre les services de soutien en santé mentale le 1er janvier est une nouvelle gifle pour tous ceux qui travaillent dans des conditions si éprouvantes pour prodiguer des soins aux Ontariens », ajoute Ariss.
Lindsay Carnahan, infirmière autorisée et présidente de l’unité de négociation ONA100, affirme que cette annonce « aura de graves conséquences sur le bien-être et le moral du personnel, et pourrait même avoir des conséquences mortelles. Le besoin d’un accès continu aux soins de santé mentale en Ontario – en particulier pour ceux qui travaillent dans notre système hospitalier sous-doté et sous forte pression – est réel et ne cesse de croître. Réduire les avantages sociaux pour équilibrer un budget dans un système sous-financé est une vision à court terme et dangereuse. »
L'ONA note qu'un 2024 enquête Une enquête menée auprès d'infirmières par la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières a révélé que 68 % d'entre elles affirment que leur lieu de travail est régulièrement surchargé, 55 % disent que leurs relations avec leur famille et leurs amis sont affectées négativement par le nombre d'heures qu'elles travaillent, la moitié qualifie le stress qu'elles subissent dans leur travail de élevé ou très élevé, 25 % atteignent les seuils cliniques d'anxiété, de dépression et d'épuisement professionnel et plus du quart envisagent de quitter leur emploi actuel ou leur profession.
« Ces statistiques témoignent d’une main-d’œuvre poussée à bout, même avant de tenir compte des difficultés persistantes liées au manque de personnel et à la forte demande des patients », déclare Ariss. « Ce gouvernement et les PDG du secteur de la santé continuent de faire preuve de mépris envers celles et ceux qui prennent soin des Ontariens et Ontariennes. »
Carnahan déclare : « Les membres de l’ONA sont solidaires de leurs collègues représentés par d’autres syndicats et continueront de les soutenir de toutes les manières possibles. Nous sommes déterminés à défendre l’accès à des services essentiels pour chaque employé afin qu’il puisse bénéficier des soins de santé mentale dont il a besoin et qu’il mérite. »
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