Les infirmières de l'Ontario ripostent contre une loi vieille de plusieurs décennies qui les prive de leurs droits fondamentaux à une véritable négociation collective et qui anéantit leur pouvoir de négociation.  

L'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario lance un recours constitutionnel pour invalider la Loi sur l'arbitrage des conflits du travail dans les hôpitaux (HLDAA), une loi de 1965 qui figure parmi les régimes de relations de travail les plus restrictifs au monde. Adoptée avant le Charte canadienne des droits et libertés Si cette loi existait, elle imposerait une interdiction générale de toute forme d'action syndicale à tous les infirmiers et professionnels de la santé travaillant dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée. Cela représente plus de 90 % des travailleurs de la santé en Ontario. 

Infirmières et professionnels de la santé dans la majeure partie du Canada - et dans de nombreux pays du monde entier - avoir le droit de commencer quelques action syndicale, comme un droit de grève limité pendant le maintien soins essentiels aux patients. Pendant des décennies, HLDAA a dépouillé Ontario infirmières et les professionnels de la santé de fondamental droits constitutionnels et a créé un système où les employeurs régulièrement contourner toute négociation collective significative.

Décisions de l'arbitre en Ontario avons largement renforcé le statu quo et avons systématiquement échoueed pour remédier aux problèmes systémiques comme le manque de personnel. Après d'interminables cycles de négociations qui n'ont pas permis d'obtenir les changements dont nous avons besoin, nous en avons assez de voir nos droits constitutionnels à une véritable négociation collective bafoués.

Le statu quo est rompu. C'est pourquoi nous luttons pour rétablir nos droits et abolir HLDAA

Questions fréquemment posées

HLDAA Elle réglemente les négociations collectives et interdit les actions collectives, y compris les grèves, pour les employés des hôpitaux. HLDAA prévoit que les impasses dans les négociations collectives soient résolues par un arbitrage contraignant fondé sur les intérêts.  

HLDAA a été introduit pour la première fois en 1965, à une époque où les droits des travailleurs n'étaient pas encore reconnus comme constitutionnellement protégés par la Constitution. Charte des droits et libertés 

Le gouvernement en place a choisi l'option la plus restrictive pour limiter les droits des travailleurs de la santé, notamment par le biais de : 

  • Interdiction expresse et générale de toute action syndicale ; et 
  • Application étendue aux lieux de travail « hospitaliers », englobant la grande majorité des lieux de travail dans le secteur de la santé en Ontario, y compris les établissements de soins de longue durée. 

HLDAA impose l'une des interdictions les plus restrictives au monde en matière d'action collective au travail. HLDAA Il s'agit d'une loi obsolète et injuste qui nuit au pouvoir de négociation de nos membres et à l'ensemble du système de santé. 

Charte Une contestation est une procédure juridique au Canada par laquelle une personne ou un groupe soutient qu'une loi gouvernementale, action ou leur politique enfreint leur constitutionnel droits en vertu de Canadienne des droits et libertés. Ces recours visent à invalider des lois et à obtenir réparation pour les violations de droits. et/ou établir des précédents juridiques.  

Cette législation porte atteinte au droit à la négociation collective en vertu de la Charte en supprimant le droit aux actions collectives de travail, y compris un droit de grève limité, pour plus de 90 % des travailleurs de la santé en Ontario.  

Il s'agit d'un problème lié au genre, car plus de 90 % des travailleurs dont le droit de grève est supprimé par HLDAA ce sont des femmes qui travaillent dans des professions historiquement dominées par les femmes et sous-estimées. 

HLDAA Cela supprime toute incitation pour les employeurs à négocier de bonne foi, puisqu'ils peuvent s'appuyer sur l'arbitrage d'intérêts pour régler les conflits. Les travailleurs sont privés de leur pouvoir collectif d'obtenir des changements systémiques importants qui amélioreraient leurs conditions de travail et leurs soins de santé.  

Les membres de l'ONA réclament HLDAA à être invalidée, afin d'offrir aux infirmières et infirmiers des hôpitaux et des établissements de soins de longue durée de l'Ontario ainsi qu'aux professionnels de la santé le même accès à une négociation collective significative que celui dont bénéficient les autres travailleurs, y compris les travailleurs de la santé partout au Canada et dans le monde.  

Les infirmières et les professionnels de la santé souhaitent obtenir de meilleurs effectifs et de meilleurs soins. Mais sans le droit à des négociations effectives et au droit de faire grève, nos possibilités d'action sont limitées.  

Les gouvernements et les employeurs ont clairement indiqué qu'on ne peut leur faire confiance pour protéger les soins aux patients et agir dans le meilleur intérêt de notre système de santé publique. Le conseil d'administration de l'ONA a voté à l'unanimité pour contester cette décision. HLDAA devant les tribunaux, avec le soutien d'une majorité de membres hospitaliers de l'ONA. 

Le système d'arbitrage en Ontario est défaillant. Les employeurs hospitaliers n'ont pas conclu d'entente négociée avec les infirmières depuis de nombreuses années. 

Au lieu de négocier équitablement, les employeurs se sont appuyés sur des arbitres pour imposer des contrats qui ignorent les revendications des travailleurs de première ligne visant à améliorer leurs conditions de travail et la qualité des soins aux patients, notamment en imposant des ratios minimums d'infirmières par patient.  

Sans le droit à une négociation effective appuyé par le droit à l'action syndicale, les infirmières et les professionnels de la santé sont privés du pouvoir nécessaire pour lutter pour de meilleures conditions qui permettraient de fidéliser le personnel et de protéger les soins aux patients. 

Il est temps de rétablir les droits et les intérêts des infirmières et des professionnels de la santé à bénéficier d'une véritable négociation collective et de mettre fin au système actuel d'arbitrage d'intérêts imposés, sur lequel on s'appuie, et qui nie la véritable valeur des travailleurs de la santé et l'accès aux soins pour les patients. 

L'ONA a mené un sondage auprès de ses membres hospitaliers concernant cette action en justice, et une très large majorité s'est déclarée favorable à notre contestation de la Charte.  

L’ONA fait figure de pionnière dans ce défi, car la défense des soins aux patients fait partie intégrante de la responsabilité professionnelle des infirmières et infirmiers envers l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario. Le gouvernement Ford et les employeurs du secteur de la santé ont clairement démontré au fil des ans qu’ils ne sont pas dignes de confiance pour écouter les infirmières et infirmiers et les professionnels de la santé, ni pour prendre des décisions dans l’intérêt supérieur des patients et des résidents.  

Sans le pouvoir d'entreprendre la moindre action syndicale, les infirmières et les professionnels de la santé ne peuvent exercer la pression nécessaire pour obtenir des améliorations visant à stabiliser la main-d'œuvre et à s'attaquer aux problèmes critiques des soins de santé qui ont nui aux soins aux patients et décimé le système de santé de l'Ontario. 

La possibilité pour les infirmières et autres professionnels de la santé de faire grève dépend de la législation du travail locale.  

Par exemple, en Colombie-Britannique, en Alberta et dans de nombreuses autres provinces et territoires, les syndicats et les employeurs négocient une « entente sur les services essentiels » avant toute grève. Cette entente précise généralement les services qui doivent être maintenus et le nombre d’infirmières et de professionnels de la santé nécessaires pour assurer la continuité des soins aux patients.  

Cet équilibre entre le droit à l'action collective des travailleurs et la sécurité des soins aux patients. 

Il y a beaucoup de différents types Parmi les actions que nos membres peuvent entreprendre pour faire pression sur les employeurs, la grève n'en est qu'une. option possible parmi plusieurs stratégies qui pourraient être envisagées. 

Une contestation de la Charte est un processus juridique complexe, et les délais peuvent varier selon les cas. Pour contextualiser, un défi similaire à Le projet de loi 124 que l'ONA et d'autres syndicats initié Il a fallu plusieurs années pour que l'affaire soit examinée par les tribunaux avant qu'un court décision pour invalider le projet de loi 124 a été atteint. 

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