LONDON (Ontario), le 31 mars 2026 – Les membres de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario au Centre des sciences de la santé de London (CSSL) tirent la sonnette d’alarme après l’annonce par leur employeur de la suppression de 288 postes d’infirmières et infirmiers autorisés dans plusieurs unités, notamment aux services de soins ambulatoires et hospitaliers pour adultes ainsi qu’en pédiatrie. Cette réduction représentera une perte totale de 562 867,5 heures de soins infirmiers.
Ces coupes budgétaires auront un impact négatif sur la qualité des soins et alourdiront encore la charge de travail déjà considérable des infirmières qui s'efforcent de fournir des soins de qualité en temps opportun. Si l'employeur prétend qu'il s'agit d'une démarche comparative visant à s'aligner sur les hôpitaux universitaires de taille similaire, l'ONA estime qu'il s'agit d'un moyen pour lui de rogner sur les soins aux patients afin de réaliser des économies.
« Il est inacceptable qu’un hôpital comme le LHSC, qui prend en charge des milliers de patients en soins aigus, réduise le nombre d’infirmières autorisées qui prodiguent des soins de première ligne », déclare Erin Ariss, infirmière autorisée et présidente provinciale de l’ONA. « Alors que la confiance du public envers l’administration hospitalière est déjà faible, ces nouvelles coupes budgétaires amènent les infirmières à se demander qui est prioritaire : les patients ou les budgets ? »
Le LHSC est l'un des plus grands centres hospitaliers universitaires de soins aigus du pays, desservant les résidents de London et du sud-ouest de l'Ontario. En 2025, le LHSC a fait l'objet d'une enquête en raison d'une fraude financière impliquant, selon les allégations, l'un de ses anciens vice-présidents. Les infirmières, les professionnels de la santé et leurs patients méritent que l'on rende des comptes quant à l'utilisation des fonds publics et aux décisions subséquentes qui mettent la vie des patients en danger.
Ariss explique : « Le LHSC fait partie de l’Association des hôpitaux de l’Ontario, qui a fait pression pour obtenir une augmentation de financement de quatre pour cent afin de maintenir les activités hospitalières. Cette mesure a été annoncée dans le cadre du budget provincial la semaine dernière, ils n’ont donc aucune excuse pour procéder à ces coupes. »
L’ONA continuera d’exiger du gouvernement provincial l’instauration de ratios de personnel sécuritaires obligatoires et de tenir les employeurs du secteur de la santé responsables du sous-effectif dans les hôpitaux. « Les ratios de personnel obligatoires constituent le meilleur moyen d’assurer des conditions de travail sécuritaires pour le personnel de première ligne et des soins de qualité et prodigués en temps opportun aux patients », souligne Ariss.
L'ONA est le syndicat qui représente 68 000 professionnels de la santé, ainsi que 18 000 étudiants en soins infirmiers affiliés, qui prodiguent des soins dans les hôpitaux, les établissements de soins de longue durée, les services de santé publique, les milieux communautaires, les cliniques et l'industrie.
-30-
