TORONTO (Ontario), le jeudi 4 juin 2026 – Des infirmières et des professionnels de la santé de plus de 47 établissements de soins de longue durée de la province organisent des piquets d’information pour sensibiliser la population à leurs revendications salariales équitables, à des avantages sociaux et à des conditions de travail sécuritaires dans le cadre de leur nouvelle convention collective. Cette nouvelle convention touchera plus de 4 400 membres de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (AIIO), qui prodiguent des soins complets et complexes 24 heures sur 24 aux résidents d’établissements de soins de longue durée à but lucratif.
« Nos membres ont clairement fait savoir qu’ils ne peuvent plus offrir des soins de qualité sans une entente respectueuse qui prenne en compte leurs revendications », déclare Erin Ariss, infirmière autorisée et présidente provinciale de l’ONA. « Depuis des années, les employeurs des maisons de soins infirmiers à but lucratif détournent des fonds destinés aux résidents et au personnel soignant pour enrichir leurs actionnaires. Cela doit cesser. »
Les infirmières travaillant en soins de longue durée sont payées 10 % de moins que celles travaillant à l'hôpital, malgré des soins de qualité équivalente. Certaines infirmières et certains professionnels de la santé cumulent même deux emplois pour subvenir à leurs besoins. Cet écart salarial pousse souvent le personnel à quitter les soins de longue durée pour travailler dans des secteurs mieux rémunérés. Le personnel restant se retrouve avec une charge de travail excessive et des conditions de travail dangereuses.
Les membres de l'ONA réclament l'égalité salariale avec les hôpitaux et des conditions de travail plus sûres, notamment en ce qui concerne les ratios de personnel, afin de pouvoir fournir les soins de haute qualité sur lesquels les résidents comptent.
« Les fonds nécessaires à des salaires équitables et à de meilleures conditions de travail existent. Il suffit de regarder Extendicare, qui a enregistré des profits faramineux de 96 millions de dollars l'an dernier, ou Southbridge Care Homes, qui reçoit des fonds publics sans même publier ses résultats. Les entreprises ont largement les moyens de garantir une rémunération juste à leur personnel, compte tenu de la qualité des soins prodigués », explique Ariss. « Mais tout est une question de priorités. Les employeurs doivent se rappeler que sans salaires équitables, avantages sociaux et conditions de travail sûres, ils ne pourront pas fidéliser leur personnel. Et sans infirmières et professionnels de la santé hautement qualifiés, il n'y a pas de soins pour les résidents. »
« Ces piquets d'information organisés dans toute la province témoignent de l'urgence que ressentent nos membres à négocier une entente équitable qui serve les intérêts de leurs résidents, de leurs collègues et de leurs communautés. Le respect ne peut attendre. Les PDG des maisons de retraite doivent mettre fin à l'avidité et enfin privilégier les soins aux profits. »
L'ONA est le syndicat qui représente 68 000 professionnels de la santé, ainsi que 18 000 étudiants en soins infirmiers affiliés, qui prodiguent des soins dans les hôpitaux, les établissements de soins de longue durée, les services de santé publique, les milieux communautaires, les cliniques et l'industrie.
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